jeudi 7 décembre 2017

Opinions



Je sais bien que peu s'intéressent à mes opinions, 
ce qui est d'ailleurs parfaitement réciproque. 
En ce cas, facile : Ne Pas Lire!

vendredi 28 juillet 2017

AutoPub : Écrivain?

C'est un sacré plaisir de se voir interviewé par Franck Médioni. Surtout quand ça donne lieu à ce bel article. Merci Franck.



vendredi 10 février 2017

La Fontaine : Les Deux Grenouilles

Inédit… ou apocryphe?

Peu importe en fait. Ce qui est sûr, c'est que cette fable m'est venue au cours de mon analyse. Désespérant de la trouver dans les œuvres complètes du bon La Fontaine, je me suis décidé à en faire une transcription, comme en un rêve halluciné.

Les Deux Grenouilles

Perrette prospérait…
Un soir elle dépose, au coin du mur, près de l'étable
La grande jatte à demi-pleine
De son bon lait tiède et mousseux fraîchement trait

Deux grenouilles passant par là
Avisent le lait, se mettent en tête
De le goûter, glissent le long d'une brindille
Et font le grand plongeon.

Leur joie est de courte durée.
Ayant bu tout leur soûl il leur faut ressortir.
Las, comment y parvenir sans même un point d'appui,
Et sans la moindre louche à laquelle grimper?

L'une en prend son parti, vite se désespère.
"Pédaler, oui, mais pour quoi faire? Ma commère
Nous n'y parviendrons point, nous voilà mal parties,
Le destin nous punit, je gage"

"Vous avez bien tort de vous agiter, 
Tout comme moi vous mourrez…
J'arrête, plus question que je nage"
Et se laisse couler.

L'autre continue sans trop savoir pourquoi, 
S'agite, s'angoisse, se débat et s'affole
Et puis bientôt s'étonne : 
"Comment ce lait si doux, voici qu'il se bétonne

Se change en crème, en beurre, 
Me fournit aussi sec l'assise indispensable ? "
Elle prend son élan, 
Atterrit sur le sable.

Deux sauts encor et elle est au logis, 
Toute essoufflée mais ayant bien compris
Qu'il lui valait mieux vivre, même en ayant eu tort
Qu'en ayant dû céder au devant de la Mort.

Jacques Ponzio,  27 septembre 2000

lundi 15 février 2016

la Misère, toujours d'après Granville

Flora, a été lingère


l'Homme à Flora


ramasseur de n'importe quoi, n'importe où


Musique! d'après Granville

le diable à Paris est riche d'aperçus de métiers plus ou moins oubliés. Ici, c'est autre chose qu'il propose, ce que j'ai regroupé par activité musicale, et aperçus du monde futur tel qu'il pouvait s'imaginer en 1835.

Musique! Donc…

 Chanteur des rues

Vielleux

Violoneux

Machine Double de deux-cents trombones, dont un basse


Plus de compliments à faire aux virtuoses! On y est depuis Charles Cros


l'Enfant artificiel!

Dernier mot du progrès musical


 la Musique de l'Avenir (en 1835)


la Musique de l'Avenir (détail)


la Musique de l'Avenir (détail psychologique)

et voilà

vendredi 29 janvier 2016

Cache-sexe, dédié à Rohani

Bas les masques
Jacques Ponzio

Quelle différence y a t’il entre le bruit d’une porte qui grince, d’un soupir qui s’exprime dans le plaisir ou à la toute fin, le dernier, et le concerto pour une porte et un soupir de Pierre Henry, pour ne rien dire du marteau sans maître?

Aucune, ou presque, sur le plan pur de ce qui met en vibration l’air qui nous entoure, le son.
Toute,  ou presque, sur le plan pur du désir de donner à entendre et de son corollaire, le désir d’écouter, la musique.

Autre exemple : qu’est-ce qui fait que le même plat de spaghetti couvert de gruyère râpé sera perçu de façon si différente selon qu’il est regardé par un Biafrais sous-alimenté, un critique gastronomique ou un top-model ? Le rapport à la nécessité.

Bon, mais, quel rapport avec les masques, cette thématique dans laquelle j’ai souhaité inscrire ce texte ? On y vient, pas d’impatience.

Prenons une femme nue. Enfin, quand je dis prenons, c’est au sens figuré, hein ? Selon qu’elle est allongée sur une plage pour bronzer ou en train de danser sur la scène du Crazy Horse, elle est totalement différente, tout en étant possiblement la même.

La même ? Voire. C’est là qu’intervient  la notion de masque, sous la forme du trop fameux cache-sexe, lequel a remplacé sur les photos de couverture des magazines ou les illustrations de jeux de cartes « cochons » vendus sous le manteau à l’époque pré-ixienne des années cinquante, la brume ou le flou qui désignaient d’un voile pudique ce qu’il ne fallait pas voir à l’endroit précis où il fallait, bien entendu, regarder.

Donc, le même petit minuscule triangle de tissu noir ou bariolé ou encore cousu de sequins brillants remplace le « flou-artistique ». Mais quelle serait alors sa fonction. On dira un peu vite qu’un cache-sexe c’est fait pour cacher le sexe.

Oulà, mais non, pas du tout !

Le masque dont on parle ici intervient dans un projet, exactement  comme ce qui fait d’un grincement de porte une œuvre musicale. Dans un cas un projet musical, dans l’autre un projet érotique.

On pourra toujours arguer du fait que certains puissent trouver leur jouissance dans l’observation à la dérobée de ce qui s’offre à voir sans forcément désir de soulever  l’étoffe du maillot ou du pantalon du passant. De même, on pourra trouver dans les bruits de la vie, les bruits de la ville, des mélanges, des mixages qui en font, à leur insu, des choses intéressantes sur le plan musical. Évidemment, il y a toujours des possibilités qu’une demande rencontre son offre.

Si un ou une nudiste a froid, il/elle peut se couvrir entièrement, mais pas le sexe. Par contre, si une stripteaseuse a chaud, elle peut se découvrir entièrement, sauf le sexe.

Ah !

On comprend bien dès lors, que le cache sexe, chez la femme est fait, non pas pour cacher le sexe, mais pour le montrer ! Le montre-sexe, s’il cache quelque chose, ce sont les poils. Pas très élégant quand même de dire qu’une telle a mis son cache-poils pour entrer en scène…

Chez l’homme, c’est un peu différent car si le cache-sexe cache bien, effectivement, le sexe, il est là pour révéler la mise en tension cachée  par la vision des lignes de fuite du tissu qui trace la perspective de ce qui va  advenir : promesse du désir de l’autre, certitude imaginaire de jouissance ?

Le masque, on le comprend maintenant, permet de passer du monde de la nécessité, de ce qui est subi, au monde du plus-de-jouir, de ce qui est recherché pour sa plus-value.

Le masque, qu’on le sache ou pas, transforme le besoin en désir.

Balèze, hein ?